Collection Nelson - Henry Gréville

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Henry Gréville

Paris 12/10/1842 - Boulogne-Billancourt 1902



Collaboration aux Annales Politiques et Littéraires
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Biographie



Je me permets de vous transmettre un article que j'ai écrit pour le magazine Pleine Vie de ce mois de mars 2014.
Il vous donnera quelques indications sur Henry Gréville. Bien sûr, si vous souhaitez des compléments d'information, je ne manquerai pas de vous les communiquer.
Je serais très heureux de vous aider à compléter votre page sur cette auteure que j'apprécie énormément.

A bientôt

Christophe Grandemange

Alice Marie Céleste Fleury est née à Paris en 1842, mais c’est en Normandie, dans les environs de Cherbourg, qu’il faut rechercher ses origines familiales. Son père, Jean Fleury, est passionné par la littérature. Très rapidement, il fournit des articles pour la presse locale puis décide de partir pour Paris. Il devient professeur de français et communique à sa fille unique son goût pour les lettres. En 1857, Jean Fleury décide de quitter la France pour la Russie, emmenant avec lui la jeune Alice, alors âgée de 15 ans. A Saint-Pétersbourg, il décroche un poste de professeur de français et de littérature française, à l’école de Droit du 5e collège. Alice étudie également beaucoup, elle apprend non seulement le russe (qu’elle maîtrisera parfaitement) mais également l’anglais, l’allemand, l’italien, l’espagnol. Les langues mortes ne sont pas oubliées… Au collège, elle rencontrera celui qui allait devenir son mari : Émile Durand. Français également – il est natif de Montpellier – Émile est ce qu’on appelle un érudit. Il deviendra un critique d’art renommé. Régulièrement, tout comme son père l’avait fait en France, Alice écrit dans Le journal de Saint-Pétersbourg.

Elle publie alors quelques nouvelles et de courts romans. Mais ce que souhaite la jeune femme, c’est devenir un auteur à part entière. Malheureusement, les manuscrits envoyés ne retiennent jamais l’attention des éditeurs. Alice et Émile décide alors de revenir en France. Elle pense qu’elle aura davantage de chance d’être publiée à Paris. Ils se marient et Alice donnera naissance à deux filles : Henriette et Jeanne. Malheureusement, le succès ne vient pas et les refus se succèdent. Le décès de George Sand, survenu en juin 1876, va être un facteur déclenchant dans la vie littéraire de celle qui allait écrire sous le pseudonyme d’Henry Gréville (en référence à son village normand, Gréville). Buloz, le directeur de La Revue des Deux Mondes, cherche celle qui pourrait succéder à son auteur phare. Le manuscrit de madame Durand retient son attention… Le 1er juillet 1876, L’Expiation de Savéli commence à paraître en feuilletons. Comme beaucoup de romans de madame Gréville, celui-ci a pour cadre la grande Russie. Elle a ramené dans ses bagages tellement d’impressions différentes et inconnues des Français, qu’elle a voulu s’en inspirer le plus largement possible. Les études russes seront sa touche personnelle, ce pour quoi le public l’aime, ce pour quoi elle a été remarquée. Le succès est immédiat, complet. Les lecteurs se pressent aux bureaux de la Revue. Mais qui est donc Henry Gréville, qui nous charme tant avec son roman, se demande-t-on ? Le succès d’Henry Gréville se répand comme une trainée de poudre dans les rues de Paris. Le directeur du Journal des Débats Politiques et Littéraires comprend que son journal peut augmenter son tirage s’il publie, lui aussi, une œuvre signée d’Henry Gréville. Il la contacte et lui fait des propositions, qu’elle accepte avec joie. Simultanément, le Journal des Débats lance Dosia , qui commence à paraître le 27 juin 1876. C’est la consécration. L’histoire de Dosia, encore plus que celle de Savéli, est unanimement saluée. L’Académie française lui décerne le prix Montyon, « destiné aux ouvrages les plus utiles aux mœurs. » Puis c’est au tour de la Princesse Oghérof de voir le jour, au sein du Figaro, des Koumiassine dans La Patrie, de la Maison de Maurèze et de Autour d’un phare dansle Journal des Débats et enfin Sonia dans Le XIXe siècle. Le cas Gréville est un véritable évènement. En l’espace de seulement 6 mois, ce ne sont pas moins de 8 romans qui sont publiés ! Elle a gagné son pari. À partir de ce moment, son succès ne se démentira plus jamais et elle n’aura plus à démarcher. Ce sont les journaux qui viendront à elle. Le Temps, le Figaro, le Constitutionnel, tous veulent une œuvre d’Henry Gréville. Dans les années 1880, la romancière va mener des conférences, relatant son entrée dans la vie littéraire, mais également ces années passées en Russie. Ces conférences la mèneront jusqu’aux États-Unis, où, de New-York à Boston, elle fera à chaque fois salle comble. Puis viendra la maladie, qui lui rendra la vie insupportable. Elle écrit, mais à quel prix… En mai 1902, le médecin lui ordonne une cure de repos, au sanatorium des docteurs Sollier, à Boulogne-Billancourt. Trois jours plus tard, elle s’effondrera, foudroyée par une congestion cérébrale. Elle n’avait que 59 ans.

Christophe Grandemange


Le site de Christophe Grandemange présente un article intitulé Ma rencontre avec Henry Greville

De nombreuses oeuvres d'Henry Gréville sont téléchargeables sur le site de la Bibliothèque électronique du Québec


L'ouvrage de Christophe Grandemange sur Henry Gréville

Bibliographie Nelson


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